Les motifs d’insatisfaction des salariés

Les prestations et activités proposées par le CSE font parties des éléments de motivation et de fidélisation des salariés. A ce titre ces avantages sont considérés comme un « dû » par beaucoup de vos bénéficiaires. Ils ont, de facto, un niveau d’exigence très élevé (notamment en raison de la croyance erronée selon laquelle la dotation du CSE proviendrait d’un prélèvement effectué directement sur leur salaire…).

Il existe de nombreuses raisons qui peuvent conduire vos collaborateurs à être insatisfaits de la politique que vous menez en matière d’activités sociales et culturelles.

En voici une liste non exhaustive, assortie de quelques pistes de réflexion. N’hésitez pas à compléter dans l’espace commentaires !

Concernant les règles de gestion

Mais pourquoi des règles ? Une partie de vos bénéficiaires ne comprend pas que vous puissiez mettre en place des règles qui entourent l’activité : mode de subvention, budget associé, numérus clausus, tirage au sort, date limite de dépôt de dossier… Ils ne connaissent pas vos impératifs de gestion (traitement opérationnel, délais de mise en place, normes comptables, règles URSSAF…) et pensent que vous pouvez tout faire et tout accepter sans « rendre de compte ». Ces règles apparaissent alors comme des contraintes, des lourdeurs administratives rappelant parfois l’administration publique.

La complexité des règles. A l’instar des règles édictées par le Gouvernement en lien avec les confinements et les autorisations de déplacement, certains CSE mettent en place des règles de subventionnement très complexes, avec des calculs savants, que beaucoup de bénéficiaires ne vont pas connaitre ni comprendre. Il faut avoir en tête que des règles qui parfois vous paraissent logiques, de bon sens, peuvent ne pas être comprises de cette manière par des personnes qui ne font pas parti du CSE.

Les changements de règles. D’une année sur l’autre vous allez vous nourrir de votre retour d’expérience, des différentes problématiques et cas particuliers que vous avez eu à gérer pour optimiser le traitement de l’activité. Vous allez donc instaurer de nouvelles règles et/ou en modifier certaines. De fait, certaines choses qui étaient acceptés auparavant peuvent désormais se retrouver exclues. Lorsque ce cas se présentera votre bénéficiaire exprimera très probablement son mécontentement. 

Exemple : vous décidez désormais d’exclure des remboursements de votre dispositif « Vacances », les weekends, et vous mettez en place une nouvelle règle qui impose une durée de séjour d’au moins 3 jours.

Lors d’un changement de syndicat à la tête du CSE, les activités et règles peuvent également être chamboulées. Les salariés qui étaient habitués à un fonctionnement vont devoir s’acclimater à de nouvelles règles avec lesquelles ils ne seront pas nécessairement en accord.

LE CONSEIL DE L’ABC DES CSE

Mettez-vous à la place de vos bénéficiaires lorsque vous édictez des règles, n’hésitez pas non plus à en inclure quelques-uns dans vos réflexions pour savoir si les règles sont explicites et lisibles. Prenez le temps de les expliquer, faites de la pédagogie et communiquez régulièrement dessus (et notamment lorsqu’il y a des changements importants).

Vos bénéficiaires ont des aspirations, des envies, des convictions, des passions, des modes de consommations différents. Il est donc normal que les activités que vous proposez ne plaisent pas à tout le monde. Exemple : si vous avez une politique principalement axée sur les familles les célibataires se sentiront exclus des activités que vous proposez. Autre exemple, une grille de subvention unique peut apparaitre comme injuste car elle ne prend pas en compte les différences de niveau de salaire. Gérer un CSE c’est faire des choix, et mettre en place une politique, une vision pour laquelle vous avez été élus.

De nombreux autres facteurs peuvent être source d’insatisfaction pour vos bénéficiaires, quelques exemples :

Lorsque vous gérez de la billetterie en direct :

  • Ruptures de stock
  • Dates limites d’utilisation considérées comme trop courtes
  • Un panel trop limité ou incompris : « pourquoi vous proposez cette salle de sport et pas la mienne ? »

Lorsque vous avez une billetterie en ligne :

  • Bugs ou lenteurs de la plateforme
  • Frais de port élevés qui apparaissent au moment de valider le panier
  • Non réception des billets
  • Une place de spectacle qui n’est pas bien placée

Sur vos voyages :

  • Pas assez de places disponibles
  • Des destinations qui ne plaisent pas
  • Des conditions météos exécrables
  • Une chambre d’hôtel qui ne donne pas côté piscine
  • La méthode d’attribution des places qui n’est pas en leur faveur et qui peut parfois être considérée comme opaque

Sur vos cadeaux de Noël :

  • Montant considéré comme trop faible
  • Choix trop restrictif dans les références proposées

Sur les remboursements que vous proposez :

  • Les délais de remboursement et le temps de traitement des dossiers peuvent être considérés comme trop long

Sur votre communication :

  • Rater une information importante (lancement d’une activité, date limite…)
  • Ne pas trouver l’information sur vos supports de communication
  • Accéder à une information obsolète

Sur le fonctionnement général de votre CSE :

  • Les horaires d’ouverture du CSE (et/ou des permanences) qui peuvent ne pas convenir ou être considérées comme trop limitatives
  • La complexité « logistique et physique » d’accéder aux prestations (salarié sur un autre site, en arrêt maladie, en congés…)
  • La non prise en compte de certaines typologies de famille (exemple : vous ne prenez que les couples mariés/pacsés mais vous excluez les autres « types de couples »)
  • Manque de modernité des outils
  • Trop de monde (et donc d’attente) lors de vos permanences
  • Pas assez d’activités collectives

La liste pourrait encore être longue. En tant que gestionnaire de votre CSE vous serez tenu pour responsable des dysfonctionnements. Qu’ils vous soient imputables directement ou non. N’hésitez pas à mesurer régulièrement la satisfaction de vos bénéficiaires et à prendre des mesures correctrices en cas de mécontentement. Des bénéficiaires satisfaits seront plus enclins à choisir votre syndicat lors de vos prochaines élections !

Enfin, dernier conseil, ne négligez pas les enjeux environnementaux !

LE CONSEIL ECO-RESPONSABLE

86 % des Français souhaiteraient vivre demain dans une société où la consommation prend moins de place, selon le baromètre ADEME/Greenflex 2019. Il est probable que vos collègues n’échappent pas à cette montée des aspirations pour des offres plus éco-responsables. Bien sûr, il est parfois difficile de savoir par avance l’accueil qui sera réservé à une activité nouvelle, ou même de connaître l’opinion des salariés sur les avantages existants.

Sur le sujet désormais très médiatique de l’écologie, le CSE peut aborder les ASC avec méthode, afin de satisfaire le plus grand nombre et de s’adapter aux évolutions des aspirations.

Chez Represente.org, nous suggérons à nos clients les étapes suivantes :

  • Interroger : Avant de proposer une nouvelle activité, ou pour mesurer la perception de l’écologie au sens large, mener une consultation permet de connaître les aspirations des salariés et s’assurer de viser juste.
  • Proposer : Autant que possible, offrir des alternatives écolos aux avantages classiques pour que les salariés plus engagés s’y retrouvent, sans braquer les hésitants. Proposer un choix de carte cadeau éthique à côté de la carte multi-enseigne classique, ou des prestataires de voyages locaux en parallèle du traditionnel séjour all-inclusive, est par exemple un bon début. Cela permettra à la fois de contenter des salariés demandeurs d’alternatives et de mesurer leur nombre  en fonction du succès de ces activités.
  • Communiquer : Encore et toujours, cette dimension-clé se retrouvera bien sûr dans l’approche pour contenter les salariés en demande d’écologie. Face à l’éco-blanchiment (ou greenwashing), très présent dans les publicités, ils apprécieront une communication simple et factuelle. Cela s’applique aussi bien pour les avantages classiques (qu’il ne faut pas faire passer pour des avantages durables) que pour les avantages à vocation écologique. Ne pas en faire trop, tout en explicitant les critères environnementaux ayant conduit au choix d’un prestataire plutôt qu’un autre, permettra de contenter au maximum les salariés, tous types de sensibilités confondues !

Ce conseil vous a été donné par notre partenaire représente.org

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